
Banderole de la manifestation lors du 8 mars. © Arthur lefebvre
Par Bénédicte Itonga et Moade Eddaoudi
Persitance des inégalités salariales, régression dans le droit à l’avortement, inégalités de représentativité au sein des gouvernements, violences physiques et psychologiques : des voix s’élèvent pour dénoncer ces injustices envers les femmes à travers le monde. La lutte s’accentue. Le ton se durcit. Les citoyens ne le tolèrent pas. Et ils le montrent dans la rue. En effet, le 8 mars, des milliers de personnes étaient rassemblées dans le centre de Bruxelles lors de la Journée internationale pour les Droits des Femmes.
Certaines mobilisations sont souvent étiquetées comme provocatrices notamment les Femen, groupe de femmes féministes d’origine ukrainienne. Exhibitionnistes, nudistes, ou encore femmes sans pudeur ; ce sont toutes les qualifications attribuées aux Femen. Leurs approches ne font pas toujours l’unanimité. Certes, c’est un fait de critiquer ou de ne pas aimer des manifestations faites de manière peu commune. Cependant, c’en est un autre de passer à côté de tous les messages cachés derrière cet acte fort de dénonciation et de fermer les yeux sur ce mouvement.
La société se souvient des suffragettes qui se sont battues pour avoir le droit de voter. Un droit déjà légitime pour la gente masculine depuis bien longtemps. La société se souvient des amazones du dahomey qui ont lutté pour l’autonomie et contre la résistance à la domination masculine. La société se souvient d’Olympe de Gouges, pionnière du féminisme qui a rédigé « La déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » durant la révolution française. Ces femmes sont un symbole de la puissance féminine.
Aujourd’hui, nous risquons de perdre ce précieux héritage. Tous ces combats sont menacés par la montée de l’extrême droite qui prône un retour aux valeurs traditionnelles infligées aux femmes. “Cinquante pour cent de femmes en politique, c’est trop !”, a récemment déclaré Tom Van Grieken, le président du parti d’extrême droite flamand. Ou encore Donald Trump s’exclamant dans un clip, de l’émission Access Hollywood, en 2005 : “Quand vous êtes une star, vous pouvez les attraper par la chatte”. La droite radicale n’en est pas à son premier dérapage. Des phrases dénigrantes et choquantes qui plongent des milliers des femmes dans la peur. Dans l’insécurité.
Où est la place de la femme dans cette société de plus en plus individualiste et inégalitaire ?
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